Voyage des 1°L à CannesVoyage des 1°L à Cannes

Voyage à Cannes des 1° L

Pour la troisième année consécutive, une classe de première du Lycée s'est rendue à Cannes pour "l'autre festival", les Rencontres Cinématographiques de Cannes, l'occasion pour les élèves de plonger dans l'univers du cinéma et d'apprendre à rédiger une critique de film.
Sous la conduite de Gilles Combecave et de Valérie Héné

La programmation est variée (avant-premières, rétrospectives...) et comporte toujours une thématique, cette année, pour cette 22ème édition, "cuisine et cinéma".

Le voyage et le stage

A leur arrivée et après une petite visite du bord de mer accompagnée d'un petit historique de Cannes, les élèves ont bénéficié d’un quartier libre de deux heures avant de tous se retrouver pour le dîner et se rendre au Palais Stéphanie à la cérémonie d’ouverture des RCC. Le film projeté en avant première était un premier film : « La robe du soir »  de Myriam Aziza en présence de l’équipe du film . Au cours du stage, les élèves ont pu assister à la projection de deux films minimum par jour donnant lieu à des échanges construits et pertinents lors d’ateliers d’écriture de critique de films grâce à la présence enthousiaste et encourageante d’Yves Alion, spécialiste et rédacteur en chef de l’Avant-scène cinéma, auteur notamment d’un livre sur Claude Lelouch. Les stagiaires ont appris à rédiger une critique convaincante et argumentée des films visionnés. Ils ont pris conscience de la difficulté de justifier leur intérêt pour tel ou tel film et que l’art de la critique consistait à expliquer en illustrant de manière détaillée les raisons qui devraient pousser ou non les spectateurs à se précipiter dans les salles obscures. Les échanges étaient d’autant plus fructueux qu’ils permettaient d’apporter des précisions d’ordre culturel, sociopolitique ou scientifique selon la thématique du film.

L’atelier d’écriture a permis aux élèves de se rendre compte qu’il faut porter un regard critique sur un film et ne pas se laisser impressionner par des effets visuels.

En conclusion, ce stage a permis aux élèves de se familiariser avec un autre cinéma puisqu’ils ont pu visionner des films d’auteurs peu connus et primés dans différents festivals (excellent mais difficile « Lebanon » de Samuel Manoz, Lion d’or à Venise cette année). Concernant la thématique principale, les films projetés nous ont conduit du siècle de Louis XIV (« Vatel » de Roland Joffé) à nos jours et nous faisant voyager dans tous les pays du monde (« Salé Sucré » du réalisateur américain Ang Lee, « Estomago » du brésilien Marcos Jorge).

En soirée, les professeurs ont accompagné les élèves par groupes à la projection d’autres films selon les envies et goûts de chacun.

La classe s’est très bien comportée et a été très active lors des ateliers, participant même à une interview télé organisée par les élèves du BTS audiovisuel du lycée Carnot de Cannes (www.citizen-cannes.tv). Une élève, Colette Angeli, a reçu un prix pour sa critique du film « La robe du soir ».

L'équipe de "la robe du soir"
Sur la plage du midi

Les critiques

LEBANON, de Samuel Maoz

“Lebanon”, a film realised by Samuel Maoz, is a film full of pain and suffer, describing the war of 1982 between the Israelis and the Lebanese. With an atmosphere of real terror, the public is witness of the impact of the war which is both shocking but in a way understandable somehow. It is very shocking to see how people suffered from bombing attacks and losing their arms and legs, but we feel a certain comprehension for the four Israeli soldiers who don’t seem at all to enjoy themselves by taking people’s lives. In that film, we realise that those four soldiers, played by high talented actors, locked in the darkness inside a tank, are all frightened to kill someone – the film represents the sensitivity and fragility of those men.

[...]

Marwan Turki

Dans Lebanon, le spectateur est le cinquième homme, il est au cœur de l'action.
Samuel Maoz, le réalisateur, a su retranscrire la première guerre du Liban de 1982 de façon prenante.
Il a introduit dans sa bataille de nombreux symboles.
Une impression de claustrophobie nous prend dès le premier coup de feu.
Le viseur du tank est la seule vision extérieure que nous possédons.
La dernière image est également lourde de sens et semble recherchée.
Ces quatre soldats israéliens deviennent au fil des scènes, comme leur machine de guerre.
"L'Homme est d'acier, le tank est de ferraille".

Camille Adaoust

 In dem Kriegsfilm « Lebanon » bezieht sich die Perspektive ausschließlich auf den Ausblick aus einem Panzer. Jedes Geschehen wird durch die Sicht aus dem Panzer miterlebt. Der Zuseher weiß nur so viel wie die jungen Soldaten in dem Panzer, nicht mehr und nicht weniger. Dieser aussergewoehnliche Ausgangspunkt lässt den Zuseher direkt an der Handlung teilhaben. Szene ist nur der Panzer, in dem mehrere junge, unerfahrene und überforderte Soldaten eingeschlossen sind, die einzig durch Funkgeräte und einem Ausblicksrohr Verbindung zu Außenwelt erlangen können. Ein fesselnder Film, der intensiv die Grausamkeit des Krieges schildert.

 Isabella Pakesch

 

VATEL, de Roland Joffé

Vatel est un intendant au service du prince de Condé en charge des fêtes ;  il travaille très bien, ce qui aura pour lui des grandes conséquences…
Trois jours de fête sont prévus et chacun doit faire de son mieux pour satisfaire le roi. Vatel organise tout et a la responsabilité de la réussite de ces festins. Il travaille si bien, qu´il se fait des ennemis et des amis importants et puissants.

Dans le film, il n´y n’a pas beaucoup d´action, ce qui crée une certaine monotonie. De plus le jeu des acteurs n´est pas très satisfaisant et les costumes et la représentation des personnages de cette époque sont exagérés.

Karim Mohamed

ESTOMAGO, de Marcos Jorge

Que peuvent avoir en rapport un apprenti cuisinier naïf et un futur-caïd de prison? Sans doute une histoire, tout simplement. Cette histoire, celle de Nonato dans deux parties différentes de sa vie, présentées dans une série de scènes en alternance, nous embarque avec lui dans une aventure insolite et touchante. L’éloge du Gorgonzola, le succès des snacks au poulet, un amour pour une prostituée gourmande, le risibisi aux fourmis ; tous ces éléments reliés à l’univers culinaire sont placés en parallèle de manière subtile, afin de laisser le spectateur perplexe et face à une longue attente pour finalement saisir le lien. Les dialogues sont pointus, les scènes en succession impactantes et drôles, le jeu des acteurs excellent ; le tout mélangé dans une certaine ambiance ironique et couronné d’une fin surprenante, à prendre au second degré, dévoile une perle du cinéma brésilien.

Colette Angeli

 Mélangez un jeune brésilien perdu dans un univers iconnu, ajoutez deux patrons de petits restaurant de quartier, remuez en ajoutant un talent pour la cuisine; Puis, faites revenir le tout en rajoutant un zeste de prostituée alléchante, une pincée de chance qui mène à la réussite, un soupçon de jalousie et d'alcool qui font tout basculer.

Faites bouillir le tout dans l'esprit de trois scénaristes et obtenez un film suculent : Estomago.

Léa Toesca

Si vous doutez encore du fait qu'un jeune homme naïf à première vue mais très doué en cuisine puisse vous surprendre, ce film est pour vous. Frissons, rires amers et suspense à l'appui, ce long métrage est un chef d'oeuvre autant sur le plan de la réalisation que sur celui du scénario. Vous y entrerez en salivant mais je ne vous garantis pas que ce film vous ouvrira l'appétit.

Baladine Lesage

NOUVELLE CUISINE, de Fruit Chan

A la recherche de l'éternelle jeunesse, Ching Lee, une ancienne star de la telévision chinoise, s'adresse à Mme Mei  réputée pour la préparation de raviolis plutot étranges. Ching Lee est préte à tout pour reconquérir son mari, même à une pratique qui s'apparante au canibalisme.
Un film pour le moins écoeurant , mais loin de tomber dans le gore , le spectateur ne peut décoller le regard de l'écran et est transporté dans un univers malsain.
Une histoire cohérente, qui révèle un probléme de société et plus précisément le refus de viellir.

Wanda Darcy

Nouvelle Cuisine ist der französische Titel. Auf Deutsch ist es Neue Küche. Kommt aufs Selbe raus. Klingt nett. Vielleicht etwas exotisches, etwas ungewohntes – etwas „neues“ eben. Nachdem es ein asiatischer Film ist, könnte man erwarten, dass es um traditionelles Essen geht, das wir als Europäer nicht kennen. Fast richtig, aber doch ganz falsch. Die Geschichte handelt von keiner Tradition dieser Welt und ist alles außer „nett“. Originell, interessant, neu, bemerkenswert – das ja. Aber „nett“ auf keinen Fall!

Die Geschichte? Nun, die zweier Frauen. Die eine (Tante Mei) hat ein Geheimnis, die andere (Ching Lee) wird teuer bezahlen um daran teilzuhaben. Worum es sich dabei handelt? Um ein Rezept. Wofür? Gegen eine Krankheit. Welche? Das Altern.
[...]
Fruit Chan gelingt es durch Fiktion, an die Psyche des Menschen zu gelangen. Sein Film spricht von Angst, Sucht und Grausamkeit. Wie weit geht der Mensch um das zu bekommen was er begärt und gibt es dann noch ein Zurück?
Den zwei Hauptdarstellerinnen gelingt es, dass der Zuschauer trotz aller Unmenschlichkeit, bis zu einem gewissen Punkt einen Grund für ihre Handlungen sucht. Diese Suche endet erst gegen Ende, als das „Medikament“ – also die Ravioli – zum Suchtmittel mutieren.

 Lola Berger

 

In seinem Film „Nouvelle Cuisine“ zeigt der honkonger Filmregisseur Fruit Chan eine thematisch makabere Geschichte über eine Frau, die um jeden Preis ihre junge Schönheit wiedererlangen und behalten will. Dass sie dafür auch über Leichen gehen muss, nimmt sie in Kauf. Doch es handelt sich nicht nur um irgendwelche Leichen... „Nouvelle Cuisine“ ist ein fesselnder Film, gut ausgearbeitet, und schockierend bis zur letzten Minute, jedoch sollten es sich Leute mit schwachen Nerven und Mägen zweimal überlegen, ob sie sich diesen Film ansehen, da der Regisseur nicht davor zurück schreckt anstößige und empörende Bilder zu zeigen. Nicht umsonst heißt es für den Film „Keine Jugendfreigabe“.

Victoria Teuchtler

LA ROBE DU SOIR, de Myriam Aziza

Der Film "La robe du soir" offenbart einen Einblick in das Leben einer zwölf jährigen Schülerin, die sich in ihre Lehrerin verliebt. Aus Eifersucht und Aufmerksamkeitsdefizit begeht sie Akte der Verzweiflung, die für den Zuschauer durchaus nachvollziehbar sind. Insofern bringt man fast ein Gefühl von Verständnis für das verlorene Mädchen auf und versteht am Ende des Films wie sie in ihre ausweglose Lage geraten konnte.Mich persönlich hat dieser Film besonders wegen dem Fluchtversuch aus dem eigenen Leben des Mädchens beeindruckt und ich denke, dass alle Zuschauerinnen eine solche Phase als prebupatierende durchgemacht haben.

Natascha Halasz


SWEENY TODD, de Tim Burton

Sweeney Todd-Der teuflische Barbier aus der Fleet Street ist eine US-amerikanische Verfilmung des gleichnamigen Broadway Musicals aus dem Jahr 1979 von Stephen Sondheim durch Tim Burton. Dieser packende Thriller erzählt die Geschichte eines Londoner Barbiers, der im 19 Jahrhundert mit gezücktem Messer auf Rache sinnt. Diese Kooperation zwischen Tim Burton und Johnny Depp lässt nichts zu wünschen übrig: Blutige Geheimnisse, rabenschwarze Komik, rauschende Musik und überwältigende Optik.

Tim Burton schreibt mit seinem Sweeney Todd die Geschichte des Filmmusicals neu. Dem Filmgenie gelingt es perfekt, bereits von der ersten Szene an eine bedrohliche Stimmung zu erzeugen. Sowohl Depp als auch Bonham Carter gelingt es durch ihre Gesten und Mimik den Film und dessen Stimmung zu tragen. Beide schaffen eine selten dagewesene Harmonie.  

Sweeney Todd bietet eine großartige Atmosphäre, die wunderbar agierenden Darsteller und der Charme eines Tim Burton-Films lassen das Horror-Musical zu einem echten Erlebnis werden.

Philipp Ebenhoechwimmer

Sweeney Todd bien qu'étant une reprise d'une comédie musicale bien connue de Sondheim et Wheeler nous permets une fois de plus de plonger dans le monde gothique et fantastique de Tim Burton
( Sleepy Hollow , les noces funèbres , l'étrange Nöel de Monsieur Jack )  . Servie par des acteurs de grand talent ( Johnny Depp , Helena Bonham Carter ) et une mise en scène qui respecte le caractère
suranné et décalé de l'œuvre originale , ce film alterne des passages de grande émotion avec une plongée brutale et presque tétanisante dans l'horreur . Peut-être pourrait-on regretter une excès
d'hémoglobine qui , bien que crédible , nuit à la qualité visuelle de l'oeuvre ! A réserver aux estomacs solides et aux palais avertis ....

Mathilde Samson

FOOD INC, de Robert Kenner

“Food Inc.” , un documentaire américain de Robert Kenner qui a pour but d´énoncer la vérité sur l´origine des aliments que nous mangeons tous les jours et de “choquer” les consommateurs. Même si le réalisateur veut montrer la vérité, nous ne sommes pas vraiment convaincus à cause du fait d´avoir adopté un style « trop américain » et donc il ne ressemble plus à un documentaire.

Katharina Mach